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Cantiques
7
8.1
Oh! Que n'es-tu mon frère, Allaité des
mamelles de ma mère! Je te rencontrerais dehors,
je t'embrasserais, Et l'on ne me mépriserait
pas.
8.2
Je veux te conduire, t'amener à la maison de
ma mère; Tu me donneras tes instructions, Et
je te ferai boire du vin parfumé, Du moût
de mes grenades.
8.3
Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa
droite m'embrasse! -
8.4
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez
pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle
le veuille. -
8.5
Qui est celle qui monte du désert, Appuyée
sur son bien-aimé? -Je t'ai réveillée
sous le pommier; Là ta mère t'a enfantée,
C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle
t'a donné le jour. -
8.6
Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau
sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La
jalousie est inflexible comme le séjour des morts;
Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel.
8.7
Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour,
Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme
offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour,
Il ne s'attirerait que le mépris.
8.8
Nous avons une petite soeur, Qui n'a point encore de
mamelles; Que ferons-nous de notre soeur, Le jour où
on la recherchera?
8.9
Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des
créneaux d'argent; Si elle est une porte, Nous
la fermerons avec une planche de cèdre. -
8.10
Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours; J'ai
été à ses yeux comme celle qui
trouve la paix.
8.11
Salomon avait une vigne à Baal Hamon; Il remit
la vigne à des gardiens; Chacun apportait pour
son fruit mille sicles d'argent.
8.12
Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi,
Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux
qui gardent le fruit! -
8.13
Habitante des jardins! Des amis prêtent l'oreille
à ta voix. Daigne me la faire entendre! -
8.14
Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à
la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes
des aromates!
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